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Le château et ses dépendances (Second Empire à nos jours)

Édifié au second empire, le château et ses dépendance furent implantés sur un domaine de 250 ha composé en partie de bois (en forêt de Montmorency) dans un immense parc sillonné d'allées cavalières.

Propriété de la famille Vallée, puis de la famille de Preignes, le domaine fut acheté, à la belle époque par le général-major baron Empain.Trois générations de cette famille séjournèrent au château pendant plus d'un demi siècle, employant domesticité et ouvriers agricoles bouffémontois.Un peu avant la seconde guerre mondiale, des témoignages nous rapportent que le château était ouvert chaque année à la population pour la traditionnelle remise de prix aux écoliers du village. On pouvait observer dans le parc (à l'emplacement de l'actuel golf) de bien curieux animaux : autruches, zèbres, kangourous... A la mort du baron en 1946, son épouse reprendra la gestion du château.

A la fin du XIXème siècle, un M. Empain, instituteur en Belgique, donne naissance à 3 filles et 2 fils : François et Édouard. C'est Édouard qui fondra la dynastie de grands industriels que l'on connaît.
Parti de rien, il fonde un empire grâce à sa ténacité et à son amitié avec le roi des Belges. Il est fait général-major puis baron. Il possèdera de nombreuses demeures dans le monde entier, dont le château de Preignes.
Deux générations après la sienne séjournèrent à Bouffémont, marquant la vie du village pendant plus d'un demi siècle...

La Ferme du Château 

Construite durant le Second Empire, cette ferme, située rue de la République, était l'une des plus importantes du village de 300 habitants à l'époque.
Communément appelée ferme du château qui fut successivement propriété de la famille Vallée, de la Marquise de Preignes, puis, à la Belle époque, du général-major-baron Empain, elle en était le complément économique indispensable.

Ses activités agricoles étaient orientées sur trois branches principales : culture céréalière, culture fruitière (très appréciée pour ses vergers et notamment ses poiriers) mais aussi, élevage de volailles et de bétail.

Cette ferme faisait également office de garde-manger des parisiens qui venaient passer le week-end à Bouffémont. A la création de la halte (la gare) les légumes frais étaient acheminés sur Paris.

Construire en pierre de pays (meulières jointoyées au ciment avec «rognons de silex»), elle comprend à l'époque un corps d'habitation muni de caves voûtées, des hangars, des écuries et une cour pavée avec un abreuvoir, qui existe encore.
La population passée de 634 habitants en 1962 à environ 5000 en 1989, la municipalité de l'époque prend des mesures pour développer l'emploi sur la commune. C'est en 1988 que la commune acquiert ces bâtiments présentant un caractère architectural indéniable et en parfait état de conservation. En 1991, le projet de transformation de la Ferme en Hôtel d'activité (le premier en Île-de-France, hors Paris), dans le plus grand respect de la sauvegarde du patrimoine, voit le jour. Géré par la SOBEFA (Société Bouffémontoise pour l'Emploi, la Formation et l'Activité), les locaux de  «La Ferme» sont aujourd'hui occupés par 14 société qui emploient 85 personnes. Une belle réussite.

Le Haras

Ce lieu, ancienne dépendance du Château, est remarquable par son architecture et la beauté du site, mais peu savent qu'il renferme un secret... En effet, plusieurs murs extérieurs sont ornés de mystérieuses figures sacrales dont certaines datent du XIVème siècle, un anachronisme quand ont sait que la construction de château et des communes datent du XIXème...

Dans le tome IV de son livre «Les inscriptions pour la France» (ed. 1883), M. de Guilhermy rapporte que lors de fouilles réalisées sur les ruines de l'Abbaye royale de Cercy (ndlr. Aujourd'hui Varennes Jarcy, petite ville de 2500 habitants en Essonne), qui fut détruite au moment de la Révolution de 1789, on a retrouvé plusieurs fragments de pierres tombales. Et c'est à travers le même écrit qu'est mis fin au mystère : «M. Victor Vallée (ndlr. Maire de Bouffémont de 1855 à 1878) a fait transporter les pierres dans son élégant château à Bouffémont. Les effigies des abbesses Oda, Anne et Françoise de Lusignan, de Dame Eustache, de Messire Aubert de Cerrigny de Madame Marie, de Jeanne IV du Puy et du Vénérable Toussaint Barrin sont maintenant dressées dans des encadrements de stuc, sur les parois des vestibules de cette demeure.

Les autres dalles plus ou moins endommagées sont restées à Jarcy». Ces précieuses informations sont aujourd'hui complétées grâce aux recherches de Marc Desenne, varennois passionné par l'histoire de sa commune et de ces pierres tumulaires.
Au milieu du XIXème siècle, les pierres auraient été offertes par M. Bosquillon de Jarcy (propriétaire des restes de l'abbaye et du moulin, dont plusieurs pierres tombales servaient alors de dallage) à la ferme de Victor Vallée (Amélia Davis) en cadeau de noce entre leurs enfants, Léonnie Vallée et Fernand Bosquillon de Jarcy.
Sur les sept pierres, cinq auraient été déplacées du château vers les communs (l'actuel Haras) par la famille Empain.

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